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F.A.Q
(questions les plus fréquentes)
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Extrait de l’article « Bébés nageurs, ce qu’il faut
vraiment en attendre » parue dans Famili début 2007.
Par Anna ULPAT, avec Claude Devatine, Président de la FAAEL,
Jean-Paul Moulin Docteur en psychologie et formateur à la FAAEL et la DRE Béatrice
Di Masco, Pédiatre.
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Plus il commence tôt, mieux c'est !
FAUX Les activités bébés nageurs s'adressent à tous les
enfants de 4 mois à 6 ans - les clubs agréés par la Fédération des activités
aquatiques d'éveil et de loisirs (Faael) inscrivent les tout-petits à partir de
4 mois, lorsqu'ils ont reçu leur deuxième vaccination diphtérie-tétanos-polio.
Peu importe l'âge auquel vous inscrivez votre enfant, les animateurs
s'adaptent. Ainsi, un bébé de 4 ou 5 mois reste dans les bras de ses parents
puis joue quelques minutes seulement sur un tapis flottant. Les débuts d'un
enfant de 3 ans, eux, se passeront forcément de façon différente. Dans la
mesure où il sait marcher, on le laissera descendre dans l'eau peu à peu en
observant ses réactions et en lui proposant des jeux adaptés à son âge.
Bon à savoir : les centres de bébés nageurs agréés par la
Faael emploient des animateurs formés au développement psychomoteur de
l'enfant. Un maître nageur,
responsable de la sécurité, se tient à l'extérieur du bassin. Ainsi, enfants et
parents ne sont pas seuls pour se jeter à l'eau !
Dans l'eau, il éprouve les mêmes sensations que dans le
ventre de sa maman...
FAUX Des recherches menées dans les années 1970 ont mis en
parallèle la piscine et le liquide amniotique: le bébé serait naturellement à
l'aise dans l'eau parce qu'il a baigné pendant neuf mois dans un milieu
aquatique. De ce fait, l'activité des bébés nageurs pourrait avoir un effet
thérapeutique. En retrouvant les sensations propres à la vie intra-utérine, il
pourrait revivre et dépasser certains évènements traumatisants... «Cette thèse
a été à la mode pendant des années et reste aujourd'hui défendue par certains
psychothérapeutes, explique Jean-Paul Moulin, docteur en psychologie et
formateur à la Faael. Personnellement je suis plutôt réservé. De toute façon,
les activités que nous proposons dans
nos piscines agréées ne s'inscrivent pas dans cette démarche. »
"en
barbotant dans l'eau un petit découvre de nouvelles sensations"
Les clubs bébés nageurs n'ont rien à voir avec l'idée de
performances.
VRAI La philosophie des bébés nageurs repose sur quelques principes
très simples: détente, jeu, plaisir, sensations nouvelles... Il n'est donc pas
question d'organiser des exercices chronométrés et notés! Un animateur donne
des indications aux parents en fonction de l'âge de leur enfant et de son
aisance dans l'eau. Comme le souligne Claude Devatine, président de la Faael, «
la piscine est un terrain de jeu comme un autre. Notre but est donc que
l'enfant s'adapte à ce milieu, tout simplement. Nous ne recherchons pas les
progrès effectués, il ne s'agit pas d'un dressage ». S'allonger sur un tapis
flottant parsemé de trous, s'y asseoir et regarder l'eau passer par-dessus et
par-dessous, c'est déjà un moment de jeu et de découverte pour un bébé.
On propose les mêmes jeux à tous.
FAUX Les animateurs font varier les propositions de jeux en fonction
de l'âge et du développement psychomoteur du petit baigneur. Trois grandes tranches
d'âge sont prises en compte: de 4 mois à 18 mois, jusqu'à la marche; de 18 mois
à 3 ans, jusqu'à l'acquisition du langage; et de 3 à 6 ans, l'âge de la
socialisation. Les plus petits jouent sur les tapis flottants, ou bien avec des
« frites», ces tubes en mousse que l'on peut placer sous les aisselles tandis
que les petites jambes moulinent dans l'eau. Les 18 mois-3 ans glissent sur des
toboggans et apprennent peu à peu à sauter dans l'eau debout, et non pas à
plonger. Les plus grands, enfin, vont chercher des petits jouets sous l'eau,
bouche fermée et yeux ouverts. Les parents sont toujours présents et invités,
bien évidemment, à participer !
Les bébés mettent la tête sous l'eau.
VRAI Entre 6 mois et 1 an cela dépend des enfants -un tout-petit
est parfaitement capable d'aller sous l'eau. Mais l'animateur ne le forcera
jamais à le faire, en le jetant à l'eau par exemple. C'est spontanément, à
travers le jeu, qu'il vit son premier petit plongeon: lorsqu'il s'allonge sur
un tapis flottant, il lui arrive de vouloir se retourner et de se retrouver
totalement immergé. Sa glotte se ferme spontanément, par une action réflexe. Il
ne risque donc pas d'avaler de l'eau. Il est rattrapé doucement par son papa ou
sa maman et se retrouve dans leur bras pour une séance de câlins. Le tour est
joué: il est peut-être un peu ébahi mais il sait qu'il peut aller sous l'eau
sans danger.
"une
activité idéale pour que parents et enfants se retrouvent dans
un tendre tête-à-tête"
Cette activité enrichit le lien parents-enfant.
VRAI Tous les animateurs et les pédiatres sont d'accord sur
ce point : l'activité des bébés nageurs offre un précieux tête-à-tête entre le
tout-petit et ses parents. Ceux-ci consacrent du temps à leur enfant, jouent avec
lui, le prennent dans leurs bras, rient aux éclats, le réchauffent, le couvrent
de câlins... Même si les premières séances n'excèdent pas une vingtaine de
minutes, elles permettent d'entretenir une relation complice et pleine de
tendresse. Dans notre vie un peu bousculée de parents aujourd'hui, voilà des
moments qu'il ne faut pas négliger.
C'est excellent sur le plan moteur.
VRAI Dans les premiers mois de sa vie, un bébé est très
limité dans ses gestes et ses déplacements: souvent allongé ou assis, il remue,
touche des objets, mais il ne peut pas se mouvoir. Dans l'eau, c'est la liberté
assurée! Il pose un pied sur un tapis flottant, trébuche et se retrouve dans
une eau chaude, sans danger, qui lui procure des sensations nouvelles et
agréables sur la peau. Avec ses brassards, il peut aller chercher un jouet qui
flotte là-bas, devant lui, ses jambes pédalant frénétiquement pour atteindre
son but. La piscine offre un terrain de jeu formidable en développant de
nouvelles capacités motrices. En grandissant, il apprend aussi à jouer avec
d'autres enfants dans l'eau, à glisser, éclabousser, sauter... sans se faire
mal.
Ces bébés deviennent de bons nageurs à l'âge adulte.
FAUX Les bébés nageurs font avant tout l'apprentissage de la
liberté et du jeu. Lorsqu'ils apprendront à nager, ils devront se plier à une
discipline à laquelle ils sont peu habitués... du moins dans l'eau. Les maîtres
nageurs les repèrent assez vite : très à l'aise dans l'eau, ils n'écoutent pas
toujours les consignes. Il semble donc que les bébés nageurs ne soient pas plus
mauvais que les autres en natation, mais ils ne sont pas nécessairement meilleurs!
Que l'on se rassure : ils finiront par apprendre aussi à nager, ne serait-ce
que pour faire comme leurs petits copains. Rappelons tout de même que l'apprentissage
de la natation ne commence pas avant 5 ou 6 ans. Un âge où l'enfant est capable
de coordonner les mouvements des bras et des jambes ainsi que sa respiration.
Ils n'auront jamais peur de l'eau.
VRAI et FAUX « Cela dépend de l'attitude des parents», précise
Claude Devatine. Certains n'aiment pas l'eau mais ne veulent surtout pas que
leur tout petit souffre de la même appréhension. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils
l'inscrivent aux bébés nageurs. Mais celui-ci perçoit parfois que ses parents
ne sont pas très à l'aise et, du coup, il risque de ne pas apprécier cette
activité. D'autres parents, au contraire, se sentent comme des poissons dans
l'eau et communiquent leur aisance à leur enfant.
Les bébés nageurs sont plus sociables.
FAUX Qu'ils soient plus à l'aise dans l'eau, c'est certain.
De là à en déduire qu'ils sont plus sociables... Les bébés nageurs ayant
pratiqué cette activité pendant des années seraient davantage doués pour la
danse, le trampoline, le parachutisme. « Des études ont aussi montré qu'ils
auraient une meilleure coordination entre la vision et la préhension (regarder
et prendre un objet), explique Jean-Paul Moulin. Tant mieux si tout cela est
vrai, mais ce n'est pas notre objectif premier. » Les qualités d'un enfant,
qu'il soit habile de ses mains, doué pour la danse ou sociable, ne s'expliquent
pas par un seul facteur. L'environnement familial, les autres activités
périscolaires ou l'influence des petits copains jouent aussi un rôle.
Conclusion: les bébés nageurs c'est bien, mais il ne faut pas tout en attendre
!
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